L’avenir du diabète dans les objets connectés

Coralie Alabert, Marine Baixas, Clara Barnouin, Chloé Pontreau, Alice Vadurel

Le diabète est une maladie liée à un dysfonctionnement du pancréas qui est incapable de réguler de manière naturelle le taux de sucre dans le sang. Chez une personne en bonne santé, le pancréas délivre une substance, l’insuline, qui est chargée de combattre le sucre dans le sang après chaque aliment consommé et ainsi garder le taux de sucre entre 80mg et 130mg par décilitre de sang[1].

Chez une personne diabétique, le pancréas ne fonctionne plus correctement. Par conséquent, le malade doit surveiller sa glycémie[2] pour connaitre son taux de sucre dans le sang afin d’y adapter son injection d’insuline. Cette dose est injectée dans le corps, artificiellement, via les piqûres d’insuline ou via la pompe à insuline. Plus d’informations sur la maladie en annexe 1.

Le traitement diabétique classique, tel que le couple glycémie-injections ou la pompe à insuline, pèse sur le quotidien du malade et lui inflige des contraintes permanentes : surveillance du taux de sucre, 4 à 6 injections d’insulines par jour, hypoglycémies, hyperglycémies etc… Néanmoins, la technologie semble pouvoir répondre aux défis posés par la maladie comme le démontre la start-up Diabeloop. Avec son pancréas artificiel, l’entreprise est la rencontre même de la médecine et de la technologie. Elle répond aux problématiques quotidiennes des diabétiques par les produits connectés.

diabeloop

Selon Pierre Yves Benhamou [3], responsable du service de diabétologie du CHU de Grenoble, Diabeloop innove depuis 30 ans et ce traitement était dans la continuité des innovations en termes de diabète. Certains patients décident de tout (dose, repas…) et aiment cette sensation de contrôle alors que pour certains cette chronicité devient insupportable, ils adoptent une pratique de confort qui ne permet pas un bon contrôle.

Dr Benhamou souligne que Diabeloop est une réelle rupture et représente un apport considérable pour traiter le diabète. Effectivement, le traitement que propose Diabeloop permet de lever la contrainte qui pèse sur le diabétique pour la transférer à la machine, qui gère le taux de sucre de manière autonome. Il allège donc la vie du patient qui lui fait confiance et prétend même faire mieux que ce que le patient aurait pu faire.

Comment fonctionne ce nouveau traitement ? Il se décline en 3 éléments : un capteur de glycémie, une pompe à insuline directement collée sur la peau du patient et un terminal semblable à un smartphone qui contrôle la connexion entre ce capteur de glycémie et la pompe à insuline.

fonctionnement

[4]

 

Tout d’abord, le procédé se compose d’un capteur Dexcom, inséreur à mettre sur la peau et d’un fil de 7mm qui va s’insérer sous la peau. Ce fil de la taille d’un cheveu va mesurer la glycémie interstitielle qui est la glycémie sanguine avec dix/quinze minutes de retard. Ce fil va envoyer les données à un terminal qui ressemblera à un smartphone avec une carte SIM. Ce terminal, totalement verrouillé, ne sera pas le téléphone de l’utilisateur pour des raisons de sécurité et de poids des données car il a besoin d’une très grande puissance de processeur. Les données stockées sur la carte SIM seront accessibles par le patient et le médecin uniquement (accès au tableau récapitulatif, suggestions d’amélioration du dispositif…). Ce terminal va commander la pompe à insuline et adaptera la dose d’insuline à envoyer, selon les informations reçues par le capteur de glycémie. La réserve d’insuline contenue dans le terminal dure trois jours.[5]

Le Dr Pierre-Yves Benhamou souligne que, malgré une autonomie au quotidien renforcée et une gestion du taux de sucre entièrement laissée à la machine, des contraintes perdurent en termes de changement du matériel : tous les trois jours pour la réserve d’insuline dans la pompe, le fil du capteur de glycémie se change toutes les semaines même si l’ambition future est de pouvoir le changer toutes les deux semaines et enfin, une vigilance quant à la batterie du terminal qui, pour l’instant, a une capacité de deux jours.

 

En termes de performance, Diabeloop démontre l’efficacité de son produit. Par performance, nous entendons la capacité à réguler le diabète. (Annexe 2)

Comme le détaille le Dr Guillaume Charpentier, président de Diabeloop et du CERITD : « L’algorithme prévoit ce qui va se passer de façon bien plus fiable que ne le ferait le patient seul. Pour un traitement encore plus précis, ce dernier peut améliorer cette prévision en « prévenant » la machine, si possible deux heures à l’avance, lorsqu’il va manger ou pratiquer un exercice physique particulier »[6]. Grâce à ce contrôle continu et cette manière automatique de délivrance de l’insuline qui ne donne que la dose nécessaire, les aléas liés à la maladie sont amoindris.

La performance est illustrée par les études cliniques du prototype en 2014[7] :

13113225_1335359316490691_1181737652_o

 

Le pancréas artificiel est capable de réduire les hypoglycémies de moitié et d’évincer complètement les hypoglycémies nocturnes. Selon Pierre-Yves Benhamou, grâce à ce pancréas artificiel, le patient va passer 75% de son temps dans la bonne fourchette alors que sans ce système automatisé, il passe seulement 50 à 60% de son temps dans cette fourchette. Il y a donc bien un progrès. On passerait d’environ 30 décisions thérapeutiques (ex : je pense à mon diabète, est-ce que j’ai mangé assez de sucre, etc…) à seulement 5 informations à donner au système par jour. C’est donc une solution pour un meilleur traitement du diabète mais pas une guérison. L’algorithme ne pourra effectivement pas gérer tout seul l’ensemble des événements du quotidien. C’est pourquoi il faudra continuer à lui donner des informations.

Cependant, malgré une performance remarquée, la voie vers la commercialisation est complexe et la fiabilité du produit requiert d’être prouvée par de nombreux tests. (Annexe 3) Pour Diabeloop, les tests de pré-commercialisation sont très encourageants.

 

L’entreprise Diabeloop a commencé les tests cliniques il y a 4 ans. Aucun test sur des animaux n’a été conduit car l’insuline utilisée dans le produit de Diabeloop est la même que celle déjà présente sur le marché. Cette étape a été substituée par une étape électronique, qui est autorisée pour les tests précédant la mise sur le marché. Le but de ce premier test est de créer une sorte de base de données pour permettre d’améliorer l’algorithme. Le pancréas ne peut en fait pas être testé, mais l’évolution de la glycémie au moment des repas est enregistrée grâce à des prélèvements sanguins. Cela permet donc de faire un portrait calculateur de glucose. A partir de cela, des modèles mathématiques ont été élaborés, des sortes de simulateurs pour tester le nouvel algorithme.

Aujourd’hui, trois tests ont été menés. La première étape des tests cliniques a donc été le recrutement des patients. Plusieurs critères étaient instaurés : le patient doit avoir un diabète de type 1, être traité par insuline depuis de nombreuses années, être autonome vis-à-vis de la gestion de la pompe à insuline, ne pas avoir eu de complication et être évidemment motivé.

Pour le premier test, chacun des 18 patients testait le produit lors d’un repas. Une seule personne a mal réagi aux tests, ce qui était déjà très encourageant et a permis d’améliorer la première version de l’algorithme.

Lors du second test, 15 patients ont testé le nouvel algorithme pendant plus de 24h (repas + nuit). Le traitement a ainsi été jugé plus efficace qu’un traitement classique sans créer plus de dangers.

Actuellement, un troisième test est mené sur 45 patients. Chaque patient teste le produit pendant trois jours et cela aura pour but de valider l’algorithme.

Cette série de test s’est cependant chaque fois effectuée dans des cliniques, sur une courte période, avec la surveillance de professionnels. L’an prochain aura donc lieu une ultime étude sur 50 patients qui testeront le produit pendant trois mois chez eux. Diabeloop étudie si de nouvelles limites technologiques apparaissent et doivent être dépassées. L’entreprise testera ainsi la résistance du produit, notamment la batterie, et aussi tout ce qui peut arriver dans la vie pratique (choc, interférence avec d’autres objets électroniques…). Une technologie repose en effet sur une machine ou un algorithme, ce qui n’est pas infaillible. Dans le domaine de la médecine il faut donc s’assurer qu’en cas de dysfonctionnement, la vie des patients n’est pas mise en danger. Diabeloop a ainsi mis en place un système en cas de défaillance.

Si le terminal ne fonctionne pas, la pompe revient à son débit de référence qui est prescrit par le diabétologue. Il n’y aura plus de régulation automatique en fonction des données directes mais une régulation régulière. En ce qui concerne la pompe, aucun dysfonctionnement n’est possible car elle est directement implantée dans la peau.

Ces études montrent donc que Diabeloop passe par une série de tests pour obtenir le plus haut degré de fiabilité possible afin d’améliorer le produit et régler les quelques problèmes existants.  Par ailleurs, le produit injecté est déjà sur le marché donc, ici, la fiabilité n’est pas à prouver.

La fiabilité est une condition sine qua non pour pénétrer le marché mondial du diabète qui représentait déjà plus de 40 milliards d’euros en 2013[8]. Etant donné que, chaque année, environ 7 millions de personnes sont dépistées pour le diabète[9], ce marché n’a pas fini de grandir. Les entreprises pharmaceutiques ont donc une immense opportunité à saisir, ce qu’ont déjà compris certaines compagnies y compris Diabeloop. (Annexe 4) Néanmoins, encore faut-il maitriser une technologie complexe.

Selon la matrice de Teece[10], la technologie possédée par Diabeloop se situe dans la zone blocage-alliance. C’est-à-dire que celle-ci est protégée des concurrents (possibilité d’obtenir des brevets[11] et les algorithmes mathématiques qui sont difficilement imitables). C’est la raison pour laquelle Diabeloop ne possède à l’heure actuelle qu’un seul concurrent de taille, qui est Medtronic. Deuxièmement, il est primordial de créer une alliance avec le corps médical (hôpitaux, pharmacies…) ou de créer des partenariats avec des acteurs clefs du marché du diabète. C’est pourquoi Diabeloop est actuellement en discussion avec Air liquide, prestataire de service pour 80 % du marché français[12].L’objectif est d’une part de conquérir le marché et d’évincer les potentiels nouveaux entrants, et d’autre part, pour une entreprise comme Diabeloop, de profiter d’infrastructures tel qu’un centre hospitalier, qu’elle ne pourrait pas posséder.

tableau

Grâce à cette matrice nous pouvons donc supposer que dès sa commercialisation, Diabeloop saura se faire une place sur un marché déjà constitué de beaucoup d’acteurs. Cette réussite sera due à l’innovation du produit mais aussi à sa fiabilité, liée aux alliances avec des CHU, qui apportent notamment une certaine notoriété au projet. Par ailleurs, le fait que la technologie de Diabeloop soit brevetée et complexe rend l’imitation compliquée, ce qui lui garantit une distinction par rapport à ses concurrents. Diabeloop ne bénéficie donc peut-être pas d’un grand nom dans le domaine médical mais saura sans nul doute se faire une place sur le marché.

Son intégration sur le marché est très attendue auprès des diabétiques. Comme le montre ce témoignage recueilli auprès de la fédération française des diabétiques : « Mes contrôles se font de 6 à 7 fois par jour, c’est pour cela que j’attends avec impatience ce nouveau système de contrôles glycémiques sans se piquer les doigts mais là comme toujours le système français est en retard de 10 ans. »[13]. De nombreux témoignages confirment ce propos. (Annexe 5)

A qui s’adresserait alors ce traitement ?

Premièrement, les innovators[14] de la technologie Diabeloop, une fois mise sur le marché, pourraient être les testeurs. En effet, ils sont bien informés et aiment être en avance pour influencer les autres potentiels patients.

L’early adopter est une catégorie de consommateur très susceptible d’agir favorablement face au nouveau produit et d’être parmi les premiers à le répandre sur le marché. Il serait un jeune homme ou femme, de 18 à 30 ans, atteint d’un diabète de type 1 et soucieux de préserver sa santé. Il souhaite mener une vie normale, faire du sport (le produit permet d’éviter les hypoglycémies en permanence), être libre de ses mouvements, et surtout ne pas être contraint par le traitement habituel du diabète. De plus, il réagit favorablement aux nouvelles technologies.

La late majority est l’individu qui se procurera le produit une fois que tout le monde l’utilisera. Il attend d’être sûr de sa fiabilité et de son efficacité avant de l’utiliser.

Enfin, les laggards sont les personnes réticentes à posséder une pompe à insuline. Il s’agit souvent d’une barrière psychologique dans la mesure où cela affecte la vie intime et demande une capacité à assumer cet équipement pas très esthétique. Aujourd’hui, selon Erik Huneker[15], seul 20 % des diabétiques de type 1 portent une pompe à insuline. On suppose que les laggards seraient plus nombreux auprès de la population âgée. Effectivement, celle-ci est habituée à son traitement et n’adhère que peu au changement, et surtout aux nouvelles technologies. Cependant,  d’après le Dr Pierre-Yves Benhamou[16], il est difficile de catégoriser les laggards.

early

 

L’adoption de Diabeloop est essentiellement corrélée au remboursement par la sécurité sociale. Ce remboursement est une étape contraignante mais primordiale pour l’adoption totale de ce traitement. (Annexe 6).

 

Dans la contrainte administrative se trouve aussi l’obtention du marquage CE[17], étape obligatoire de mise sur le marché. Début 2017, grâce à l’étude ultime en ambulatoire, il devrait être obtenu. Diabeloop a choisi d’acquérir la Certification ISO 13485[18] qui, elle, est optionnelle mais gage de qualité. Egalement, afin de garantir une exclusivité, Diabeloop travaille actuellement sur l’obtention d’une dizaine de brevets.

Des contraintes logistiques se dessinent également. Comme le produit tend à se développer, il faut que la start-up soit capable de gérer les demandes. Si 300 patients appellent, la question de la formation des techniciens se pose, ainsi que celle de la montée en charge.

Les limites financières doivent être également soulignées. Diabeloop a besoin de 4 à 5 millions d’euros pour finaliser le développement et la mise sur le marché de son produit.

Ils reçoivent des aides de l’Etat comme celle reversée par l’alliance Aviesan qui réunit les principaux organismes de recherches publics. Cependant cela reste insuffisant.

Ils sont donc actuellement en recherche de financement, ce qui devrait être trouvé avant la fin de l’année 2016. Ce financement passe notamment par des partenariats, permettant de développer le réseau de distribution du produit. La solution pour dépasser la limite financière est donc de conclure des accords avec des acteurs clefs du diabète.

Diabelopp s’impose également un défi en terme d’évolution : la miniaturisation du procédé, et notamment la miniaturisation à la fois du capteur glycémique et de la pompe à insuline. Cette évolution permettrait de lever la barrière psychologique face au port quotidien d’appareils que certains laggards jugent trop voyants. Dès lors, la miniaturisation serait l’étape ultime du confort pour un diabète qui passerait presque inaperçu. Le Dr Benhamou compare cette possible évolution à celle du téléphone. Il est vrai que les premiers téléphones étaient épais et lourds, aujourd’hui ils sont fins et légers grâce à la miniaturisation des composants. C’est une évolution similaire que vise Diabeloop.[19]

Il est intéressant aussi de développer la technologie comme une simple étape à l’autonomie totale, car à termes l’objectif pour le corps médical est de permettre au patient de s’en passer complètement. Diabeloop serait alors une étape vers l’autonomie complète. Cette approche de la technologie comme simple étape est confortée par le Dr Pierre-Yves Benhamou.

Effectivement, ce dernier travaille énormément sur la recherche en thérapie cellulaire qui vise à greffer les cellules génératrices d’insuline au sein de l’organisme du patient. Néanmoins, la greffe reste risquée car elle peut être lourde d’effets secondaires. Restaurer les capacités de création d’insuline rendrait le diabétique complètement normal et autonome mais cela demande encore de la recherche malgré des tests encourageants. (Annexe 7)

Pour terminer, un des enjeux majeurs dans l’évolution du traitement des diabétiques est justement un accès égalitaire à ce dernier. C’est même l’objectif premier selon le Dr Benhamou. Malheureusement l’accès aux nouveautés en termes de traitements, pancréas artificiel ou greffe, est réservé en premier lieu aux patients dont le diabète est déséquilibré. Ce fut le cas notamment pour l’adoption des pompes à insuline qui commencent seulement maintenant à se « démocratiser ».

[1] Fédération Française des Diabétiques

[2] Taux de sucre dans le sang obtenu après test de glycémie. Le diabétique se pique le bout du doigt pour prélever une goutte de sang qui sera déposée sur l’appareil et obtient son taux de sucre.

[3] Interview de Pierre-Yves Benhamou le 13/04/2016, responsable du service du CHU de Grenoble.

[4] Site internet de Diabeloop : http://www.diabeloop.fr

[5] Selon Interview de Erik Huneker du 17/04/2016, co-fondateur de Diabeloop.

[6] Article du CEA, « Diabeloop, le nouveau pancréas artificiel français : une révolution très attendue par les diabétiques de type 1 », 8 mai 2016 : http://portail.cea.fr/presse/Pages/actualites-communiques/sante-sciences-du-vivant/diabeloop-leti-pancreas-artificiel-diabete.aspx

[7] Idem

[8] Xerfi, introduction de l’étude de marché « Le marché du diabète », 2013, http://www.xerfi.com/presentationetude/Le-marche-du-diabete_3CHE30

[9] Idem

[10] David J.Teece (1986), « Profiting from technological innovation : Implications for integration, collaboration, licensing and public policy »

[11] Article 6 de la loi n°68-1 du 2 janvier 1968 sur les brevets d’invention : « Sont brevetables les inventions nouvelles impliquant une activité inventive et susceptible d’application industrielle ».

[12] Selon Erik Huneker, co-fondateur de Diabeloop. Interview du 17/03/2016.

[13] Témoignage recueilli sur le site de la fédération française des diabétiques, « Je suis diabétique insulinodépendante depuis l’âge de 14 ans. », 2016 : http://www.afd.asso.fr/node/6700

[14] Selon la théorie de diffusion de l’innovation de Everett Rogers (1962) qui représente les catégories d’individus classifiées en fonction de leurs attentes et de leurs réactions vis à vis de l’innovation.

[15] Selon Erik Huneker, co-fondateur de Diabeloop. Interview du 17/03/2016.

[16] Suite à l’interview avec Pierre-Yves Benhamou, responsable du service diabétologie de Grenoble, du 13/04/2016

[17] Label obligatoire sur le territoire européen pour un dispositif médical. Il s’obtient lorsque le produit répond à un cahier des charges particulier.

[18] La norme ISO 13485 précise les exigences des systèmes de management de la qualité pour l’industrie des dispositifs médicaux. Elle s’appuie sur les exigences de la norme plus générale ISO 9001 :2000, dans le contexte de cette industrie. La certification ISO 13485 n’est pas obligatoire pour commercialiser des produits médicaux et n’est pas un garant absolu de leur qualité ou de leur sécurité. Toutefois, elle donne l’indication que la société suit une procédure reconnue par un organisme indépendant qui l’audite régulièrement. La certification simplifie également le marquage CE des produits commercialisés par une société, notamment en permettant des auto-certifications internes régis par les procédures mises en place.

[19] Selon l’interview de Erik Huneker le 17/03/2016, co-fondateur de Diabeloop.

 

 

 

 

ANNEXES

 

 


Annexe 1 : Explication du diabète et des différents traitements

Le diabétique doit s’injecter cette substance artificiellement par le biais de piqûres d’insulines ou pompes à insulines. Le quotidien d’un diabétique se résume donc en tests de glycémie suivis de piqûres d’insuline, et ce, avant chaque repas. En effet, avec l’appareil de test glycémique, le diabétique se pique le bout du doigt afin de prélever une goutte de sang qui sera déposée sur le lecteur. Le lecteur donne alors le taux de sucre dans le sang qui sert de base à l’injection. Effectivement, en fonction du taux de sucre dans le sang, de la valeur nutritionnelle du repas prévu ou encore de l’activité sportive, le diabétique doit adapter la dose d’insuline à s’injecter. Le tout, est donc soumis à la subjectivité du diabétique bien que le lecteur de glycémie puisse faire des recommandations.

Autre que le couple lecteur glycémique et piqûre, il existe également des pompes à insuline qui sont constamment avec le diabétique. Une aiguille sous la peau est reliée à un boîtier par un cathéter qui contient cette insuline. Le diabétique sélectionne sur ce boîtier la dose à injecter, et cette dose part directement dans l’organisme du diabétique via le cathéter. Certes, ce traitement paraît plus efficient que le traitement traditionnel, il est néanmoins imparfait. Et pour cause, d’une part le cathéter peut se boucher mais surtout d’autre part, le traitement reste manuel et est soumis à la déficience humaine.

La gestion du taux de sucre est un combat quotidien. Le but du diabétique est de le maintenir entre 80 et 130 mg par dL de sang.

Or, une trop forte dose d’insuline injectée évincerait le sucre dans le sang. Cela provoque ce qu’on l’on appelle une hypoglycémie. L’hypoglycémie est le manque de sucre dans le sang et ses effets se font sentir dès lors que le taux de sucre baisse en deçà de 60 mg de sucre dans le sang. Les effets varient selon les diabétiques mais généralement des tremblements, le rythme cardiaque accéléré et l’apparition de bouffées de chaleur soulignent l’hypoglycémie. Le diabétique doit alors au plus vite se « re-sucrer » pour retrouver un taux normal au-delà de 80 mg.

La situation inverse existe également, il s’agit de l’hyperglycémie. L’hyperglycémie se caractérise par un taux de sucre trop élevé dans le sang, soit au-dessus de 2 grammes, et une insuline insuffisamment élevée dans l’organisme pour le combattre. Les effets immédiats sont la soif, l’envie fréquente d’uriner ou encore une capacité de concentration réduite.

Néanmoins, ce sont les effets à long terme qui peuvent s’avérer dangereux. Si le diabétique ne parvient pas à baisser sa glycémie et se cantonne à une glycémie de 2 grammes ou plus il encoure des risques plus graves tels qu’une perte de vision, une dégradation de l’appareil rénal ou encore, dans les cas extrêmes, une amputation.

Les tests glycémiques, les injections, la surveillance continue du taux de sucre afin d’éviter les hypoglycémies ou hyperglycémies à effets nocifs sont autant de contraintes contre lesquels les diabétiques se battent au quotidien. La maîtrise du diabète est un défi, d’autant plus que le nombre de diabétiques ne cesse d’augmenter.

 

 

Comment fonctionne le traitement diabétique ?

 

  • Les traitements classiques

Comme développé dans l’introduction, les traitements classiques pour lutter contre le sucre dans le sang se divise d’une part, par le couple piqûre et testeur de glycémie et d’autre part de la pompe à insuline.

Le premier, se présente comme ci-dessous :

 

 

2016-04-26 18_44_18-Annexes Diabeloop - Alabert Baixas Barnouin Pontreau Vadurel - Word

 

Il s’agit d’abord de prendre son taux de sucre. Pour se faire, le diabétique se pique le bout du doigt afin de prélever une goutte de sang qu’il viendra déposer sur le l’appareil. Un taux de sucre par décilitre de sang lui sera alors délivré, ce qu’il lui permettra d’ajuster sa dose d’insuline. Néanmoins, il convient de préciser que cette mécanique est proportionnelle au nombre de repas. Ainsi, 4 repas par jours induit 4 mesures du taux de sucre ainsi que 4 piqûres. Il convient de préciser qu’il existe généralement dans ce type de traitement deux types d’insuline. Une insuline dite « rapide » qui combat le sucre deux heures après la prise de repas, qui s’effectue donc avant ce dernier et une insuline dite « lente » qui, elle, s’effectue avant de se coucher, car elle a une action, comme son nom l’indique, lente. Elle agira alors toute la nuit.

Il est important de souligner que dans ce traitement, la déficience humaine est un risque qui se renouvèle à chaque fois que le malade doit effectuer sa piqure. En effet, il est difficile de savoir exactement quelle dose faire et par conséquent garder le taux de sucre dans la normale. [1]

 

pompeLe second traitement est la pompe à insuline. Elle est tout d’abord adoptée par les patients ayant du mal à réguler le diabète avec le premier traitement développé ci-dessus. Dans la pompe à insuline se trouve tout d’abord un boitier contenant l’insuline, dans le corps du diabétique au niveau de l’abdomen se trouve une aiguille sous la peau et le boitier et l’aiguille sont reliés par un cathéter par lequel s’effectue l’injection.

Le principe de la pompe est de délivrer de petites doses d’insuline tout au long de la journée et permettre à l’utilisateur de délivrer quelques doses supplémentaires au moment des repas pour couvrir les glucides absorbés à cette occasion.

La pompe à insuline délivre automatiquement une dose d’insuline en continu (une petite quantité d’insuline à 0.1 unité/heure près, ce qu’on appelle le « débit de base » ou “débit basal“) toutes les trois à quatre minutes suivant les modèles de pompes, afin de maintenir les glycémies dans l’intervalle désiré entre les repas et pendant la nuit.

Avec l’aide de son médecin, l’utilisateur de la pompe crée un schéma basal personnalisé qui correspond à ses besoins réguliers en insuline. Les utilisateurs de pompe peuvent facilement ajuster la pompe en fonction de leurs activités et de leurs besoins, et peuvent programmer des doses d’insuline à délivrer pour chaque repas (bolus).

Ainsi, la pompe à insuline remplace les multiples injections d’un traitement conventionnel et favorise un meilleur équilibre glycémique. Si cette option thérapeutique dépend bien sûr de la situation et de l’état du diabète, ses contre-indications sont limitées.

Cependant, c’est également un système qui est soumis à la déficience humaine et qui ne permet pas forcément au diabétique d’être plus autonome car il faut maintenir l’auto-surveillance même avec une pompe à insuline. Comme pour un traitement multi-injections, la surveillance des glycémies (4 à 6 fois par jour, sinon plus) est très importante car le corps n’a aucune réserve d’insuline. Le moindre problème de pompe ou de cathéter engendre une montée très rapide du taux de sucre. Les pompes sont cependant équipées d’une alarme en cas d’éventuelle anomalie ou de dysfonctionnement. Une autonomie qui n’est pas renforcée et des risques liés à la pompe signent un traitement encore imparfait.[2]

 

 

 

 

Annexe 2 : Performance de Diabeloop à réguler le taux de sucre dans le sang illustré par la courbe de Foster.

2016-04-26 18_54_25-Annexes Diabeloop - Alabert Baixas Barnouin Pontreau Vadurel - Word

 

En effet, nous pouvons voir sur cette courbe de Foster[3] que la performance des produits actuels est encore plus élevée parce que nous connaissons leur capacité à combattre le sucre même si le traitement est sujet à la déficience humaine. Cependant, le produit Diabeloop, s’il est encore en dessous d’un point de vue de la performance car il est encore en phase de tests, est amené à dépasser les produits actuels grâce à l’autonomie de ce produit. En effet, le pancréas artificiel proposé par Diabeloop se distingue de la pompe à insuline par son autonomie, le patient n’a plus à décider de la dose d’insuline qu’il doit s’injecter car tout est automatique. Grâce à un système de « boucle fermée », le capteur mesure le taux de glycémie dans le sang du patient et détermine lui-même de la dose adéquate. Comme le détaille le Dr Guillaume Charpentier, président de Diabeloop et du CERITD : « L’algorithme prévoit ce qui va se passer de façon bien plus fiable que ne le ferait le patient seul. Pour un traitement encore plus précis, ce dernier peut améliorer cette prévision en « prévenant » la machine, si possible deux heures à l’avance, lorsqu’il va manger ou pratiquer un exercice physique particulier »[4]. Grâce à ce contrôle continu et cette manière automatique de délivrance de l’insuline qui ne donne que la dose nécessaire, les aléas liés à la maladie sont amoindris. La gestion de la glycémie ne se fait plus selon les disponibilités du patient qui doit contrôler son taux de glycémie avant de déterminer de lui-même la dose à injecter. Ce qui sera plus sécurisant, notamment au début de la maladie, lorsque les patients ont encore du mal à appréhender de la bonne dose à injecter.

 

Annexe 3 :  La démarche générale médicale de mise sur le marché

 La santé est une composante majeure de nos vies, c’est pourquoi le poids de l’industrie pharmaceutique est si important et que des effets secondaires tels que ceux du Mediator[5] font tant polémique. Nous, patients, avons besoin de médicaments en lesquels nous pouvons avoir confiance et que nous considérons fiable. Nous sommes donc parfois plutôt réticents envers les nouveaux traitements et préférerons nos bons vieux traitements.

Certains effets secondaires n’apparaissent que sur un très long terme. Cependant, les traitements présents sur le marché passent par de nombreuses étapes afin de tester leur fiabilité.

La vie d’un médicament par exemple commence par une étape de recherche pré-clinique, les scientifiques recherchent des molécules pouvant guérir une maladie donnée. Le médicament, une fois créé, doit être conforme à un cahier des charges définissant les attentes des autorités sanitaires. Une autorisation de l’ANSM[6] est nécessaire pour démarrer les essais cliniques, les conditions évaluées sont, par exemple, les lieux de l’essai clinique, les tests de tolérance, le fait que les tests soient effectués sur des patients volontaires…

Concernant la mise sur le marché, le fabricant a besoin d’une autorisation. Un dossier est évalué par l’Afssaps[7] (ou EMEA : commission équivalente mais au niveau européen) et évalué selon trois critères (qualité, efficacité, sécurité). L’Afssaps rédige ensuite une liste de questions adressée au laboratoire. Si le fabricant désire aussi que le produit soit remboursé par la Sécurité sociale, le dossier sera à nouveau évalué par l’Afssaps et cette fois l’intérêt du médicament par rapport à ceux déjà présents sur le marché sera évalué. Finalement, le prix du produit doit être négocié entre l’entreprise et le Comité Economique des Produits de Santé. Une fois commercialisé, le médicament reste cependant sous surveillance à l’aide d’un rapport bénéfices/risques constamment évalué. Voici donc les grandes étapes d’une mise sur le marché d’un produit.

 

Annexe 4 : Le marché mondial du diabète

Par ailleurs, parmi les diabétiques, seulement 54 % sont diagnostiqués et seulement 25% des diabétiques sont traités.[8] Ces chiffres soulèvent donc un vrai problème concernant les traitements du diabète.

 

Certaines entreprises ont, depuis quelques années, annoncé leurs projets et investissements pour les années à venir. Par exemple, Google souhaite développer des lentilles de contact intelligentes qui permettront de mesurer la glycémie. [9] Le groupe Sanofi, lui, s’attaque au mode d’administration de l’insuline remplaçant les piqûres. Il a investi 775 millions de dollars pour ce projet de poudre à inhaler grâce à un sifflet. D’autres entreprises ou laboratoires, tels que le britannique GSK ou encore le danois Novo Nordisk, investissent plutôt dans la construction d’usines de médicaments ou encore des centres de recherches et développement. Ils ont investi respectivement 216 et 130 millions de dollars.[10] On constate donc que le manque de traitements et d’innovations est bien un problème mondial puisque des entreprises de divers pays tentent de développer le secteur. On peut aussi comprendre que certaines entreprises soient plus réticentes puisque l’investissement initial d’une entreprise doit être vraiment important. En effet on remarque que le coût moyen du traitement par personne est déjà très élevé pour les traitements actuels. En 2013, ce coût était à hauteur de 5406 dollars en France, presque le double en Norvège ou au Luxembourg. [11]

 

Le marché du diabète est déjà exploité par beaucoup d’entreprises, telles qu’Accu-Check, BG- Star ou encore Novo Nordisk. Mais comme indiqué dans notre introduction, nous allons analyser la position de Diabeloop sur le marché.

Annexe 5 : La perception des diabétiques

2016-04-26 18_57_45-Annexes Diabeloop - Alabert Baixas Barnouin Pontreau Vadurel - Word

Nous avons choisi de développer la perception des diabétiques sur leur qualité de vie en comparant le traitement classique et le nouveau procédé Diabeloop, d’après le modèle d’acceptation de Rogers[12].

 

Sur la courbe concernant les produits actuels, nous pouvons voir que le traitement diabétique classique est au plus bas. Malgré un succès dès sa sortie, ce traitement est aujourd’hui dépassé puisqu’il n’améliore plus la qualité de vie, bien au contraire, il s’avère contraignant. Ainsi, Anne, 59 ans, nous raconte : « Ce n’est pas facile à vivre un diabète de type 1, les piqûres sont plus fréquentes et il est effectivement difficile de ne pas le montrer (…) les gens grimacent devant une piqûre dans le ventre… »[13].

De plus, après la mesure du taux de sucre, la dose d’insuline à administrer est fixée par l’utilisateur lui-même, or la dose adaptée est très difficile à trouver puisqu’elle dépend de plusieurs facteurs : l’activité physique, les aliments consommés, la période et les émotions par exemple. Il est très difficile d’analyser correctement ces facteurs pour adapter sa dose d’insuline. Cela entraine bien souvent un mauvais réglage et donc des hyperglycémies ou hypoglycémies provoquées. C’est ce que nous explique une étudiante diabétique depuis 11 ans : « Lorsque j’exerce une activité sportive, il est difficile de savoir combien de sucre je vais brûler à l’avance et de combien d’unité je dois baisser ma dose d’insuline. Par conséquent, il est fréquent que je m’injecte une dose trop faible, car en faisant du sport, je me dis qu’il absorbera le sucre. Mais, il suffit que j’ai surestimé la capacité de l’activité sportive à absorber le sucre et je me retrouve en hyperglycémie. »[14]

Le fait que tout soit manuel, de la prise du taux de sucre à l’injection, explique ce positionnement très bas au niveau qualité de vie. « Nous espérons tant que la recherche avance et que le traitement soit allégé »[15] témoigne la maman d’une jeune fille diabétique.

 

Le produit Diabeloop est donc objet d’attentes très fortes. Il est perçu par les diabétiques comme l’outil d’aide à l’autonomie comme on peut l’entendre ici : « Mes contrôles se font de 6 à 7 fois par jour. C’est pour cela que j’attends avec impatience ce nouveau système de contrôles glycémiques sans se piquer les doigts mais là comme toujours le système français est en retard de 10 ans. »[16].

Précisons que la position sur la courbe part d’un postulat étant donné que le produit n’est pas encore commercialisé.

Le produit permettrait de tout gérer depuis le smartphone. Le diabétique aura un suivi en temps réel de son taux de sucre et la dose d’insuline s’adaptera instantanément avec les informations à la fois, du capteur de glycémie implantée, mais également en fonction des renseignements fournis par le diabétique, par exemple une éventuelle activité sportive, un repas riche, etc… Le smartphone est évidement relié à la pompe qui délivre l’insuline. De plus, les informations collectées par le smartphone sont suivies en permanence par le médecin et le diabétologue. En conséquence, c’est un diabète suivi au quotidien et un diabète régulé.

 

Annexe 6 :  Le défi du remboursement

 

  • L’influence du remboursement par la sécurité sociale sur l’adoption du produit

Pour analyser l’adoption de cette innovation, un facteur est primordial : le remboursement. En effet, selon les deux courbes de Rogers, on remarque (à la deuxième courbe), que si le produit est remboursé, alors l’adoption est beaucoup plus rapide.

 

rogers

pasrembours

Le remboursement par la sécurité social est donc vital pour Diabeloop.

Selon Le Dr Pierre-Yves Benhamou[17], le remboursement s’opère de la manière suivante : des investigateurs doivent s’adresser au ministère de la santé avec un dossier complet contenant une/des études médico économiques qui montrent l’efficacité et la pertinence sur des points économiques.

Pour ce faire, en 2018, une étude clinique nationale devrait se mettre en place par Diabeloop. L’échantillon de testeurs serait alors très important et une moitié de ces derniers utiliserait le traitement et l’autre non. On voit donc que c’est une étude sur le long terme, mais qui est obligatoire pour obtenir le remboursement de cette technologie. Le Dr Pierre-Yves Benhamou, espère l’obtenir en 2020.

Erik Huneker, est lui aussi confiant pour obtenir le remboursement fin 2019, grâce au lobbying fait par la fédération française des diabétiques et par les patients eux-mêmes, et par l’intérêt que présente cette innovation pour l’avancé médicale.

Cependant, il avait énoncé le fait que le remboursement ne sera au départ pas applicable pour tous, seulement pour ceux qui auraient eu deux événements hypoglycémiques graves dans l’année et/ou plus de 08% d’hémoglobine glyquée.

 

 

Annexe 7 : La thérapie cellulaire, l’après Diabeloop.

Le principe est de greffer les cellules génératrices d’insuline au sein de l’organisme du patient. Il s’agit alors de restaurer les capacités de création d’insuline qui rendrait le diabétique complètement normal et autonome.

Néanmoins, malgré l’espoir de ce traitement, il reste risqué. En effet, il s’agit d’une greffe et toute greffe comporte des risques de rejet accompagné de traitement très lourd et parfois d’effets secondaires (augmentation du risque de cancer) très pesant.

Mais, là aussi la recherche avance. Le Docteur Benhamou nous confie qu’un procédé d’îlots de cellules implantées dans une capsule sera certainement bientôt capable de filtrer les cellules de glycose et d’insuline et ne laissera pas passer dans l’organisme les cellules responsables du rejet.

Sur les 45 patients bénéficiaires de la greffe et avec 5 ans de recul, les 2/ 3 ont pu avoir un taux de sucre régulé sans aucun effort. Attention néanmoins, les cellules ne survivent que 5ans et il faut donc réitérer la greffe.[18]

 

 

[1] Fédération Française des diabétiques.

[2]  Site internet de la fédération Française des Diabétiques.

[3] Richard Foster, 1986, « Innovation : the Attacker’s Advantage », Summit Book, New York

[4] Propos recueilli par le CEA dans l’article mis en ligne sur leur site web : http://portail.cea.fr/presse/Pages/actualites-communiques/sante-sciences-du-vivant/diabeloop-leti-pancreas-artificiel-diabete.aspx

[5] Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, 30 avril 2012, « Le Mediator » : http://ansm.sante.fr/Dossiers/Mediator-R/Informations-pour-les-patients-Questions-Reponses/(offset)/1

 

[6] Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, 2012, « Autorisation de mise sur le marché » : http://ansm.sante.fr/Activites/Autorisations-de-Mise-sur-le-Marche-AMM/L-AMM-et-le-parcours-du-medicament/(offset)/0

 

[7] Idem

[8] Article de Lise Loumé, Sciences et avenir, « Diabète : quels sont les traitements ? », 2015, http://www.sciencesetavenir.fr/sante/diabete/20141106.OBS4351/journee-mondiale-du-diabete-quels-sont-les-traitements.html

[9] Article de Jean-Yves Paillé, La Tribune, « Le diabète, marché inépuisable pour les laboratoires pharmaceutiques », 2014, http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie

pharmacie/20141114trib467a6f839/le-diabete-marche-inepuisable-pour-les-laboratoires-pharmaceutiques.html

[10] Idem

[11] Article de Catherine Ducruet, « Une nouvelle concurrence menace la suprématie des géants du diabète », 2014  http://www.lesechos.fr/14/11/2014/LesEchos/21814-075-ECH_une-nouvelle-concurrence-menace-la-suprematie-des-geants-du-diabete.htm

[12] Everett Rogers (1931-2004), Diffusion of Innovations (1962)

[13] Témoignage recueilli sur le site de la fédération française des diabétiques. 2015. « J’ai été diagnostiquée diabétique de type 1, à 59 ans, en 2015. » : http://www.afd.asso.fr/node/6639

[14] Témoignage recueilli lors de la rencontre avec Coralie, diabétique de type 1, depuis 11 ans.

[15] Témoignage recueilli sur le site de la fédération française des diabétiques. 2016. « Maman de Julie, diabétique depuis l’âge de 3 ans et demi, elle a aujourd’hui 7 ans. » : http://www.afd.asso.fr/node/6341

[16] Témoignage recueilli sur le site de la fédération française des diabétiques. 2016. « Je suis diabétique insulinodépendante depuis l’âge de 14 ans. » : http://www.afd.asso.fr/node/6700

 

[17] Interview de Pierre-Yves Benhamou le 13/04/2016, Responsable du service diabétologie au CHU de Grenoble.

[18] Article « diabète l’épidémie du 21ème siècle » de la fondation de recherche médicale https://www.frm.org/diabete/des-greffes-souches-pour-soigner-les-cas-les-plus-graves-gerard-gradwohl.php

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *